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Entraînement28 juin 2026

Les lignes de couloir comme repère

Plafond de la piscine de Bayeux au-dessus des couloirs de nage
Plafond de la piscine de Bayeux au-dessus des couloirs de nage

Il y a des séances où rien ne va : les épaules râpent, la respiration se dérègle, le chrono affiche des vérités qu'on préférerait ignorer. Ces jours-là, je regarde les repères au fond du bassin.

Mon terrain de jeu, c'est un 25 mètres. La ligne du fond ne juge pas. Elle va d'un mur à l'autre, vingt-cinq mètres de certitude. Et puis il y a la ligne d'eau, cette proximité qui m'aide à évaluer mon positionnement, à ne pas occuper tout l'espace, à rester dans mon couloir.

Mais les repères ne sont pas tous au fond. Le plafond, parfois, est un piège. En dos, on nage les yeux tournés vers lui, et il arrive qu'on dérive sans s'en rendre compte. Les mouvements de bras effleurent, puis tapent la ligne. Le plafond devient alors moins un repère qu'une menace : il faut savoir lire l'eau autour de soi pour ne pas s'y perdre.

Tant qu'on suit ces repères, on ne peut pas se perdre. C'est peut-être ça, la préparation d'un master : accepter que la motivation s'en aille, et s'organiser pour qu'elle ne soit pas nécessaire.

La ligne du fond est mon repère. Budapest est la destination. Entre les deux, il n'y a que de l'eau — et j'aime ça.